Comme nous pouvions le prévoir depuis quelques jours, les jeux de la commission mixte paritaire étaient fait d'avance.

Les parlementaires socialistes (David Assouline, Patrick Bloche, Serge Lagauche et moi-même) ont donc décidé de ne pas cautionner ce nouveau simulacre de démocratie et de quitter la séance après moins d'une heure de débat préalable.

Trois raisons s'additionnaient en effet :

  • le mépris du ministre de la culture pour ses propres engagements d'organiser une seconde lecture ;
  • la composition minutieusement verrouillée de la CMP, excluant les points de vue divergents au sein même de l'UMP ;
  • la découverte en séance de 55 amendements, qui pour certains d'entre eux durcissent la rédaction du Sénat (en particulier sur l'interopérabilité).

Chacun d'entre nous a exprimé solennellement son désaccord devant une méthode aussi humiliante et demandé au président de la CMP de disposer au moins du temps nécessaire à l'examen serein de ces nouveaux amendements.

Nous heurtant à un refus formel, nous avons considéré, en conscience, et après une suspension de séance, qu'aucune garantie n'était donnée à l'opposition de pouvoir remplir correctement sa mission.

Que faire maintenant ? Tout indique que le gouvernement va tenter de faire voter le texte le jour même de la fin de la session parlementaire, soit le vendredi 30 juin. Fâcheux symbole qui rappelle le passage en force à la veille de Noël...

Je suis totalement disponible, avec tous ceux, parlementaires, internautes, créateurs, acteurs de l'informatique et citoyens partisans d'une société de l'information ouverte, pour lancer l'Appel de la dernière chance au Premier ministre.