Le téléprésident aura inventé la télé présidentielle...

La commission Copé a été une douloureuse mystification, utile pour préparer l'abattage des chaines publiques, mais Nicolas Sarkozy a tranché pour le soutien total et immédiat aux télévisions privées amies, contre l'indépendance éditoriale et financière de l'audiovisuel public.

Les pertes de ressources actuelles et à venir viennent briser l'effort de production de l'audiovisuel public, d'ores et déjà étranglé. Le sous-financement est inscrit dans le discours de l'Elysée.

De nouvelles taxes, sans apporter la stabilité budgétaire, vont peser au mauvais moment sur le pouvoir d'achat des Français. Taxer l'internet et la téléphonie mobile pour financer la télé publique, c'est un contre sens historique que nous combattrons sans relâche. C'est pirater des ressources qui doivent aller à la création culturelle.

D'ores et déjà, par milliers, les personnels et les producteurs sont déstabilisés. France 3 paie au prix fort la rançon de l'improvisation et du cynisme présidentiel.

Mais le pire est dans la désignation du futur « patron » des télés publiques par le président de la République lui-même. Les chaines enchainées, c'est le nouveau modèle français, que Poutine et Berlusconi vont pouvoir bientôt envier: l'apparence de la liberté et la réalité d'un contrôle sans contrepoids.