Quand le numérique fusionne avec la médecine

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Incroyable mais vrai, des chercheurs de l’Université d’Harvard ont réussi à stocker une vidéo GIf dans l’ADN d’une bactérie intestinale. Cette folle découverte ouvre de nouveau horizons tant au niveau médical que dans le domaine du numérique.

Découper l’ADN comme on découpe une vidéo

Sur la page du site Movavi, un fournisseur de logiciel de création de GIF, il est expliqué comment, pour réaliser une image GIF, il suffit de découper une partie d’une vidéo pour la convertir au bon format.

Pour l’étude menée par les chercheurs d’Harvard, ce n’était pas bien plus compliqué. ils ont utilisé la célèbre méthode des ciseaux Crispr-Cas pour découper l’ADN d’une bactérie Escherichia coli afin de la remplacer par une image, puis un fichier GIF.

Une image de main humaine stocké dans l’ADN de la bactérie

Pour commencer, les chercheurs ont donc remplacé un bout d’ADN de la bactérie par une image en noir et blanc d’une main humaine, préalablement traduite en langage binaire – sous forme de 0 et de 1.

Grâce à différentes combinaisons, ils ont réussi à imiter les séquences de trois nucléotides et ont ainsi pu déterminer une vingtaine de nuances de couleurs situées entre le noir et le blanc et définissant trois positions : haut, milieu, bas, désignant des zones précises de l’image. Les chercheurs ont ensuite mis bout à bout les différentes séquences pour constituer un brin d’ADN qu’ils ont pu insérer dans la bactérie.

Même une image en mouvement !

La première expérience ayant été un succès, les scientifiques ont enusite tenter de coder par la même manière une image style GIF d’un cheval au galop, inspirée de l’oeuvre du photographe Eadweard Muybridge, « cheval galopant », en 1877. a la seule différence que la séquence du photographe comptait 24 image alors que celle stockée dans la bactérie de limitait à 5 clichés.

Le GIF a ensuite été récupéré par un séquençage ADN traditionnel : grâce à un programme informatique spécifique, la séquence de nucléotides à pu être lue et ainsi générer l’information stockée dans la bactérie sous forme de code binaire, celui-ci étant ensuite retraduit en image avec une précision de 90 % !

De nouveaux horizons

Outre la possibilité de stocker des fichiers numériques dans l’ADN, le monde médical voit en cette expérience de nouveaux horizons. Le neuroscientifique Seth Shipman, à l’origine de l’étude, espère dans le future utiliser les neurones pour enregistrer l’hitoire moléculaire du développement du cerveau.

Il explique dans un communiqué qu’un « tel enregistreur moléculaire nous permettrait de collecter les données de toutes les cellules à la fois sans avoir besoin d’y accéder ou de les observer directement“.

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